samedi 24 juillet 2010

Dum Dum Girls, I Will Be again…


Ca s’est passé au Glazart, à la Plage du Glazart… Cet endroit recouvert de sable et de paillottes où on nous passe de l’indie pop avec un cocktail pour mieux nous faire oublier, qu’au final, on reste au bord du périf et dans l’un des quartiers de Paris les plus pourris et malfamés qui existent. Donc entre les cadavres (de gens et de bières), les pigeons et la crasse moyenâgeuse, un rayon de soleil a tout de même éclairci la situation. Les Californiennes des Dum Dum Girls !




Alors que deux jours auparavant The Hundred in The Hands annulait sa prestation, les Dum Dum elles, ont bel et bien pointé le bout de leur nez. Le soleil se couche, il est à peine 22 heures, et Dee Dee, Jules, Bambi et Sandy, les quatre baby dolls romantico-gothiques aux noms de Barbie font leur apparition. La scène s’illumine, s’irradie sous l’effet du clair obscur que les Américaines installent. Un mélange de destroy et de joliesse tant dans l’allure que dans le son. Collants filés et robes de dentelles, guitares saturées et harmonies célestes, les quatre filles originaires de San Francisco créent une ambiance mi cathédralesque mi poétique. Ce mélange de punk brut servi sans retenue et de chants lyriques timides.




Il y a la rousse et sa basse lascive, les deux brunes aux guitares électriques abrasives, parmi elles la leadeuse Dee Dee qui n’est pas sans rappeler Pj Harvey période To Bring You My Love, que ce soit physiquement ou vocalement (même timbre chaud et éraillé), et sa backeuse qui singe avec élégance les gestes et gimmicks. Sans oublier la batteuse énervée (Crystal Stilts et cofondatrice de Vivian Girls) qui vient compléter ce quatuor féminin!


Les Dum Dum Girls nous ont déversé une symphonie noisy, en reprenant l’intégralité de leur très bon LP I Will Be – publié sur le mythique label sub pop -, sans pour autant déborder du cadre. Nulle improvisation, nulle liberté ni dérapage, une dizaine de chansons interprétées sans débordement, avec deux minutes top chrono par morceau. Du coup, on est un peu vite expédiés, c’est plié c’est rangé. Et un peu frustrés.



Pourtant le live aura été agréable à écouter et à regarder, scéniquement parfaitement harmonieux, et le public s’est même essayé aux pas de danse !
Sûr, dans quelques scènes les Dum Dum Girls nous reviendront prêtes à franchir la ligne de l’imperfection et de l’excès… On s’en réjouit d’avance…





Crédit photo:© Eva Sauphie
Concert dans le cadre du festival Bitter Sweet Paradise des Boutiques Sonores

mercredi 30 juin 2010

Raconte-moi les Nuits Naïve

Un petit post, l’air de rien, juste pour faire part de l’ambiance des Nuits Naïve qui se sont tenues hier soir, mardi 29 juin, à la Flèche d’Or .



Venue écouter Alice Lewis, je me suis rendue en vraie curieuse – n’est-ce pas le gros défaut de l’héroïne carrollienne ?-, dans ce quartier du 20e où il est bon de flâner.
Bref, après quelques bières, dûment avalées en un temps record, j’étais fin prête à écouter la nouvelle prêtresse du bricolage sonore. Un petit set d’à peine une heure – une soirée certainement chronométrée -, et une prestation minimaliste et intimiste. A tel point que la chanteuse s’est permise de tousser en rafale dans son micro, « désolée j’suis un peu malade », a-t-elle avoué après avoir craché dans son SM 58. Malgré ça, et un manque flagrant d’accompagnement, Alice Lewis a un univers à défendre, que je soutiens fermement convaincue.

Un manque d’accompagnement ? La française est toute seule sur scène, jonglant d’un instrument à l’autre, tous plus gadgetoïdes les uns que les autres (synthé vintage, omnichord, harmonium), à l’aide desquels elle distille quelques accords en guise d’harmonisation sur fond de bande son. Pas top me direz-vous. Toujours est-il que la Lewis est dotée d’une très jolie voix frôlant celle de Beth Gibbons (Portishead), pour sa limpidité, son effet cristallin, voire lyrique.
Il est certain qu’en écoutant l’album, certains s’écriront « c’est scandaleux, l’album est super bien produit, et sur scène c’est du flan », et moi je dirais, soyez patients. C’est prometteur !


C’est ensuite Disiz aka Peter Punk (si si ex Disiz la Peste), qui a rejoint le plateau de la Flèche d’Or. Et là, ce qui devait arriver est arrivé. Le mec a chauffé la salle jusqu’à rendre humides les murs de la Flèche. Etonnant virage musical pour Disiz, qui du rap est passé au rock electro, mais pour sûr la recette fonctionne. Deux guitares électriques possédées, un batteur endiablé, un DJ enflammé (Dave Daivery), et un Disiz… on ne peut plus vivant. La résurrection ? Presque.
Bilan de ces deux performances (je n’ai pas assisté à La Patère Rose et Anoraak) : simple, efficace et pas cher (8 euros avec conso). Vivement les nouvelles recrue du label !!

B: Désolée pour les photos, Iphone style!

jeudi 24 juin 2010

Alice Lewis, petite-fille de Carroll?



Et puisqu'on est en plein délire fantasmagorique, rien de mieux qu'une musique chamanique et enchanteresse, mi pop mi electro, irradiée par des instruments étonnants comme l'orgue italien, la harpe chinoise, l'harmonium ou encore l’ominchord. Versée par Alice Lewis, le EP Night's End est une symphonie popesque et polaire, un chant de baleine envoûtant servie par la nouvelle fiancée du label Naïve ... Petit aperçu sonore, avant le set d'Alice prévu le 29 juin prochain à la Flèche d'Or.