samedi 4 décembre 2010

La magie Madjo



Autant moyennement emballée par l’écoute studio, la prestation scénique de Madjo hier soir à l’EMB m’a agréablement séduite, voire envoûtée.

Ce trio vocal surtout. La chanteuse est entourée de deux choristes, un gars aux allures de Hendrix dandy (également bassiste), et une nana dotée d’un sacré organe (s’adonnant aussi aux percussions). Ca groove, ça swingue, ça claque des mains et souvent ça nous hérisse les poils. La maîtrise des voix est palpable, et les instrumentalisations, minimalistes. Sans prétention. Un beatboxer vient parfaire l’univers de la belle, quelque part entre conte moderne et folk soul lumineuse, en y ajoutant quelques harmonisations electro, comme une boîte à musique ou des chœurs célestes. Aux confins de l’expérimentation, le groupe n’hésite pas à avoir recours à quelques curiosités acoustiques. On voit les deux choristes créer un son particulier à l’aide de froissements de plastique, tandis que la leadeuse passe d’une guitare sèche typée sixties à une électrique rouge sanguine, raccord avec son top.



Le son est lunaire et truffé d’étrangetés sonores (Le cœur Hibou), nocturne (la balade Insomnia), et solaire à l’exemple de ces pop song groovy (Trapdoor In A Wall, Leaving My Heart). Quant à Madjo, elle irradie au milieu de la scène, parée d’une veste gold glam. Elle brille par sa voix aussi, il va sans dire, nous rappelant tantôt celle d’Amy, tantôt celle de Feist. Eraillée, soulfull et limpide, on entend encore les ouh ouh ouh résonner…

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